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TerminaleL1

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Jouer

Passion musique militaire. Le chant du départ, surnommé "le frère de la Marseillaise".

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Création : 08/11/2008 à 12:21 Mise à jour : Aujourd'hui à 02:48

Terminale L

« La négation des identités nationales, l'immigration massive, le multiculturalisme comme doctrine, le communautarisme, tous ces fléaux contemporains participent du projet mondialiste. C'est le versant culturel de ce projet qui consiste à transformer chaque territoire, chaque nation, chaque peuple dans un magma mondialisé vide de toute identité et où règne en maître celle du commerce » (Marine le Pen).

Accueil

Accueil                                                                            Ci-dessus: sainte Jeanne d'Arc

Je souhaite la bienvenue à tous les lycéens français. Vous avez à disposition sur ce site un ensemble de fiches synthétiques qui vous permettront de réviser tout au long de l'année en vue d'une échéance importante, le baccalauréat.


Chaque année, le site fait l'objet de mises à jour:
Programme d'aménagement 2011-2012

Ce site est géré et entretenu. Je vous propose d'en savoir un peu plus sur ceux qui s'en occupent:
Mon portrait
Les spécialistes

Pour me contacter: augustin-92@live.fr

Parce que je suis sur mon site, j'entends profiter légitimement de ma liberté d'expression. Vous avez à disposition un certain nombre d'articles sur la religion catholique, la politique et la patrie.
I] Religion catholique
1/ Le temps liturgique
Noël
La Semaine sainte
L'Assomption (15 août)
La Toussaint
2/ Sacrements et vie spirituelle
L'exorcisme
Chasteté, mariage et famille
Le sacrement de Réconciliation - La Confession
La Sainte Messe
JMJ

II] Politique
Marine le Pen: un programme, une espérance
Tensions ethniques dans le milieu hospitalier

Pour visualiser les dernières interventions de Marine le Pen


III] Patrie
Écrit d'un collégien
21 Janvier - Hommage au bon roi Louis XVI
18 Juin - L'appel

14 Juillet - L'hypocrisie républicaine
10 août - Prise des Tuileries

Je vous propose le sommaire suivant pour mieux vous repérer:



Philosophie
1/ Le sujet
Conscience
Exemple: peut-on se mentir à soi-même?
La perception
L'inconscient
Autrui
Exemple: Dois-je respecter autrui?
Le désir
Exemple: peut-on désirer l'impossible?
L'existence et le temps
Exemple: exister signifie-t-il seulement vivre?
Exemple: cela a-t-il un sens de vouloir échapper au temps?
2/ La culture
Le langage
Exemple: le langage trahit-il la pensée? (bac 2009)
L'art et le beau
Le travail
La technique
La religion
Exemple: la religion permet-elle à l'homme d'être heureux?
L'histoire
3/ La raison et le réel
Théorie et expérience
La démonstration
L'interprétation
Le vivant
Exemple: la maladie de l'homme est-elle comparable à la panne de la machine?
La matière et l'esprit
La vérité
Exemple: la recherche de la vérité peut-elle être désintéressée? (bac 2010)
4/ La politique
La société et les échanges
Le droit et la justice
Exemple: Faire régner la justice, est-ce seulement appliquer le droit?
Exemple: revendiquer ses droits, est-ce la même chose que défendre ses intérêts?
L'État
5/ La morale
La liberté
Le devoir
Le bonheur
Exemple: l'homme injuste peut-il être heureux?
 
 
 Littérature
1/ Gargantua
Analyse de l'oeuvre
Repères biographiques
Origine de l'oeuvre et contextes

Recueil de citations
Structure du récit
 L'espace et les lieux
Gargantua
 Les apostoles de Gargantua
Frère Jean des Entommeures
 Picrochole
 
Le mélange des genres
L'enrichissement de la langue française

L'éducation
Le rôle et la place de la guerre
Apparence et sens cachés
 Les figures du sophiste
 Les banquets
Critiques de la pratique religieuse
 L'abbaye de Thélème
2/ Tous les matins du monde
1/ Le livre
Résumé de l'oeuvre 
Repères biographiques
Contextes
Citations essentielles
M. de Sainte Colombe
Marin Marais
M. Baugin
Madeleine, figure tragique
Le fantôme de Mme de Sainte Colombe 
L'espace et les lieux
De la chronique au récit
Le lien entre la mort et la musique 
Le bruit de la cour et la musique de l'ineffable
La quête de l'au-delà
2/ L'adaptation cinématographique
Vocabulaire cinématographique
Le générique
La visite de M. Caignet et de l'abbé Mathieu
La dernière leçon
3/ Le Salut, 1944-1946
Sources
Résumé de l'oeuvre
Repères biographiques
Recueil de citations
"La Libération"
Les négociations franco-russes - "Le rang"
"Ordre"
"La Victoire"
"Discordances"
"Désunion"
"Le départ" 
L'autoportrait du général de Gaulle
Le mémorialiste
La vision de la France
La vision des partis politiques
Une épopée 
L'écriture gaullienne de l'histoire 
Portrait de Churchill
Portraits d'Hitler et de Mussolini  
Portrait de Staline
4/ A la lumière d'hiver
 Analyse de l'oeuvre
 Biographie de Philippe Jaccottet
Le contexte littéraire
Présentation de l'oeuvre
 Citations essentielles
Les paysages
Les lieux
Du visible à l'invisible
Le passé
Le présent
L'avenir
L'intemporalité
Le rejet d'un univers familier
La mort
L'effacement de l'individu
Poème et incantation

 
Histoire
1/ Le monde de 1945 à nos jours
Le bilan matériel et moral de la Seconde Guerre mondiale
La création de l'ONU
De la société industrielle à la société de communication
Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest
La guerre froide de 1945 aux années 70
Regel et fin de la guerre froide (1975-1991)
Décolonisation et émergence du tiers-monde
2/ L'Europe de 1945 à nos jours
L'Europe de l'Ouest en construction jusqu'à la fin des années 1980
Le temps des démocraties populaires (1948-1989)
Les enjeux européens depuis 1989
3/ La France de 1945 à nos jours
Bilan et mémoire de la Seconde Guerre mondiale
La vie politique française depuis 1945
Économie, société et culture en France depuis 1945
La France dans le monde

 
Géographie
1/ Un espace mondialisé
Mondialisation et interdépendances
Autres logiques d'organisation de l'espace mondial
2/ Les trois grandes aires de puissance dans le monde
L'Amérique du Nord
La puissance de l'Union européenne et l'Europe rhénane
L'Asie orientale
La mégalopole japonaise
3/ Des mondes en quête de développement
L'unité et la diversité des Suds
Cartographie sur le Brésil
Une Interface Nord/Sud: la méditerranée
La Russie: un Etat et un espace en recomposition
 
 
 
Langues anciennes
Méthodologie de l'oral
1/ Latin
La scansion des vers
Les Bucoliques de Virgile
Églogues I à IV
Églogues V et VI
Églogues VII à X
Bilan de l'oeuvre
2/ Grec
Hécube d'Euripide

 
Anglais
Mots outils utilisables 
Savoir utiliser les différents temps
As et like
For et since
Encore et toujours
Méthodologie : écrire une lettre
Méthodologie : les techniques de traduction
Expression écrite: le souvenir de certains de nos cadeaux...
Expression écrite: les différences culturelles et sociales dans un couple
 
Allemand
Construire une expression écrite
Expression type: le sport, facteur d'intégration?
Expression type: annales bac Inde 2008

 
Espagnol
Construire une expression écrite
Rappels de conjugaison
Comparatif et superlatif
Ser ou Estar ?
Le Subjonctif
La voix passive
La proposition "de"
Les chiffres - Les nombres
Vocabulaire utile : le corps humain
Vocabulaire utile : l'individu
Vocabulaire utile : la famille
Vocabulaire utile : les êtres humains
 
Italien
Construire une expression écrite
Vocabulaire essentiel
Modèle de présentation d'un texte en LV3


Théâtre
Présentation de l'épreuve
Analyse de spectacle

 
Méthodologie
Méthode du commentaire de texte de français (2nde/1ère)
Méthode de la dissertation littéraire
Méthode du commentaire de texte en Français
Méthode de la dissertation de philosophie
Méthode de l'explication de texte philosophique
Méthode de l'introduction d'une dissertation de lettres
Méthode de l'introduction d'une dissertation d'histoire
 

Sites conseillés



PS: je vous conseille la lecture régulière de ces deux sites nationaux et patriotes qui vous permettront de vous informer autrement qu'avec les grands médias français:
- Fdesouche
- Nations Presse Info
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#Posté le lundi 12 décembre 2011 06:41

Modifié le mercredi 16 mai 2012 02:21

Le baccalauréat 2012 dans les centres français de l'étranger

Bonjour à tous,
c'est la dernière année où je vous ferai profiter des sujets du baccalauréat qui sont tombés dans nos centres français de l'étranger. Pondichéry, Washington, Liban, Bénin, Dakar, Abidjan, etc., autant de sujets qu'il est intéressant de découvrir pour se faire une idée de ce qui vous sera réservé in fine.

Pondichéry
Pour l'anecdote, il faut savoir que la filière littéraire a depuis quelques années disparu à Pondichéry, ce qui est dommage à bien des égards.
Le baccalauréat 2012 dans les centres français de l'étrangerPhilosophie
Terminale ES :

1er sujet : Peut-on dire que les hommes font l'histoire ?
2e sujet : Le commerce favorise-t-il la paix ?
3e sujet : Explication d'un texte extrait de De la Démocratie en Amérique, de Tocqueville

Terminale S :
1er sujet : Est-ce le cerveau qui pense ?
2e sujet : La religion est-elle contraire à la raison ?
3e sujet : Explication d'un texte extrait de Traité de la nature humaine, de Hume.

 
 

Histoire-Géographie
Pour cette matière, je me contenterai de vous donner les grandes lignes sans quoi l'article serait bien trop long et, partant, fastidieux.

Terminale ES-L
Histoire
Le candidat choisit UN des trois sujets proposés.
Sujet 1: Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale
Sujet 2: De la société industrielle à la société de communication
Sujet 3 (Etude d'un ensemble documentaire): L'affirmation du Tiers-Monde sur la scène internationale (des années 1950 aux années 1980)
 
Géographie
Le candidat choisit UN des deux sujets proposés. À partir du fond de carte fourni, il réalise un croquis, accompagné d'une légende organisée. 

Sujet 1: La mégalopole japonaise
Sujet 2: L'organisation du territoire des Etats-Unis
 
Terminale S
Histoire
Sujet 1: Le nouvel ordre mondial depuis le début des années 1990
Sujet 2: Les mutations économiques et sociales en France sous la Ve République
Sujet 3 (Etude d'un ensemble documentaire): L'affirmation du Tiers-Monde sur la scène internationale (des années 1950 aux années 1980)
 
Géographie
Le candidat choisit UN des deux sujets proposés.
À partir du fond de carte fourni, il réalise un croquis, accompagné d'une légende organisée. 
Sujet 1:  La mégalopole japonaise 
Sujet 2: L'organisation du territoire des Etats-Unis



Je vous ferai parvenir les autres sujets une fois qu'ils seront publiés!

Cordialement,

 
 
Augustin. 
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#Posté le mercredi 16 mai 2012 02:48

Le temps des démocraties populaires (1948-1989)

Le temps des démocraties populaires (1948-1989)Ci-dessus: affiche polonaise de 1952 avec pour slogan « L'amitié polono-soviétique c'est la paix, la simplicité, un lendemain heureux pour notre patrie ». Le personnage à la gauche de Staline est le dirigeant polonais Bierut.



Derrière le « rideau de fer » prennent place des gouvernements dirigés par les communistes sous le contrôle de l'URSS. Cette soviétisation de l'Europe de l'Est va s'estomper suite à la mort de Staline en 1953. Ce faisant, en quoi consiste ce temps des démocraties populaires ? D'une part, l'Europe s'est coupée en deux et sa partie est a été soumise au joug du petit père des peuples. D'autre part, la lente sortie de ce joug est à mettre sur le compte d'une volonté d'indépendance nationale et de l'influence de l'Eglise par le biais de Jean-Paul II.
 
 
 
I] L'Europe de l'Est sous le joug de l'URSS
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe centrale est tombée sous la coupe du grand frère soviétique, d'où l'expression de « rideau de fer » exprimée par Churchill.
 
A) La conquête communiste des pays de l'Est
Les partis communistes locaux sont aidés dans cette conquête du pouvoir par l'Armée rouge. S'élaborent des Front nationaux, des alliances politiques au pouvoir, suite à l'épuration ayant engendré l'éviction des partis conservateurs. Hormis la Tchécoslovaquie, ces Fronts ne font pas l'objet d'une adhésion populaire.
De 1946 à 1948, ils parviennent à éliminer tous leurs adversaires et à subsister seuls au pouvoir. C'est la célèbre « tactique du salami » qui consiste à truquer les élections, contrôler la police et la justice.
 
B) La stalinisation des Etats et des sociétés
Le Parti communiste devient le parti unique. La politique de l'Etat est la politique du Parti. Les constitutions feignent de proclamer la démocratie populaire et la protection des libertés individuelles.
L'État prend en main l'économie, planifie. Les terres sont collectivisées, les usines et les commerces sont nationalisés. L'armement est au centre des préoccupations économiques.
Quant à la société, elle est surveillée. Les penseurs, savants, intellectuels, ont pour mission de construire le socialisme véritable. Les médias sont contrôlés. Les persécutions touchent les opposants au régime et certains dirigeants communistes. En réalité, Staline tend à contrôler les partis communistes locaux et étend son influence sur l'ensemble de l'Europe de l'Est.
 
C) L'intégration des Etats au bloc soviétique
En 1949 est crée par l'URSS le CAEM, Conseil d'assistance économique mutuelle. C'est un marché commun qui vise à répartir les tâches économiques et établit des échanges entres ses Etats membres. Mais ce système paralyse les démocraties populaires et les empêche de se développer car ce marché les cantonne à certains secteurs.
Ces pays, en outre, sont occupés militairement. Le Pacte de Varsovie, alliance créée en 1955 dans le but de faire face à l'OTAN, achève le contrôle de cet espace stratégique.
En 1948, Staline rompt les liens avec la Yougoslavie de Tito qui, d'un point de vue idéologique, s'est émancipée. En effet, Tito met en place un système fondé sur l'autogestion des ouvriers ainsi que sur la fédéralisation. Staline y voit une menace pour son contrôle de l'Europe centrale.
 
Ainsi, Staline contrôle l'ensemble des démocraties populaires à la tête desquelles le Parti communiste fait figure de parti unique. Mais lentement, elles s'émancipent du joug communiste.
 
 
 
 
II] L'émancipation des démocraties populaires
La mort de Staline favorise cette émancipation. Les partis communistes alors au pouvoir tentent de répondre au désir d'indépendance inlassablement revendiqué.
 
A) L'échec des réformes entreprises
Les démocraties populaires, en 1953, prenant exemple sur l'URSS, entreprennent les réformes du « Nouveau cours » qui consistent à libéraliser la vie sociale et culturelle ainsi que l'économie dans le but d'élever le niveau de vie.
La déstalinisation, en 1956, accroît les revendications. Mais les Soviétiques répondent militairement : ainsi, une émeute ouvrière en RDA en juin 1953 est périmée. De même, ils envoient leurs chars contre la Révolution hongroise en novembre 1956 et installent au pouvoir Janos Kadar, un « pantin » de l'URSS. En Pologne, la révolte d'octobre 1956 permet le retour au pouvoir de Gomulka qui fut la victime des grands procès. Enfin, le grand frère soviétique soutient la construction du mur de Berlin en 1961.
En somme, un dilemme se pose entre les réformateurs et les conservateurs au sein des partis communistes. Existe une volonté manifeste de satisfaire les besoins matériels des populations. La soif d'un compromis se fait jour.
Enfin, la Tchécoslovaquie, toujours stalinienne, fait face à des problèmes économiques l'incitant à la démocratisation. C'est le Printemps de Prague. Mais l'URSS intervient militairement en août 1968, refusant un tel changement. Aussi, Gustav Husak, en 1969, prend la place du démocrate Dubcek.
 
B) Une rupture irrémédiable
La doctrine Brejnev ne confiait qu'une « souveraineté limitée » a ses satellites. L'intervention en Tchécoslovaquie en est l'image. On entre alors dans une ère de « glaciation » interdisant tout changement.
Seulement,  les populations montrent une résistance, certes passive, mais qui se concrétise par l'absentéisme au travail, le travail au noir, et parfois même active puisque s'organise une opposition invoquant les droits se trouvant dans les chartes de l'ONU ou l'acte d'Helsinki. Cela débouche sur des persécutions, des emprisonnements, de tous ceux qui montrent une hostilité aux pouvoirs en place. En 1980, en Pologne, le syndicat Solidarnosc est reconnu après de longues années de revendications ouvrières, mais, en 1981, le général Jaruzelski décrète l'état de guerre et étouffe ce mouvement ouvrier. Le souverain pontife Jean-Paul II fait part de son soutien à Lech Walesa, le président-fondateur du syndicat Solidarnosc.
Il faut attendre 1985 et l'avènement en URSS de Mikhaïl Gorbatchev pour que renaisse l'espoir dans les démocraties populaires. En effet, les peuples manifestent en nombre et permettent la rupture de 1989. La Hongrie sort de son carcan, ouvre ses frontières, met fin au parti unique. En Pologne, le syndicat Solidarnosc entre dans le premier gouvernement non communiste. En Roumanie est chassé le dictateur Ceausescu.
A la fin des années 1980, les partis communistes tombent un à un et acceptent la mise en place d'une vraie démocratie. Dès lors s'organisent des élections démocratiques. La réunification allemande s'opère. La Tchécoslovaquie implose et est divisée entre la République Tchèque et la Slovaquie. Quant à la Yougoslavie, elle connait la guerre civile entre 1991 et 1995.
 
 
Ainsi, les démocraties populaires se sont libérées du joug soviétique et ont acquis, non sans difficultés une liberté qui n'était jusqu'alors qu'apparence.
 

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#Posté le mardi 18 mai 2010 10:06

Modifié le mardi 10 mai 2011 02:49

Message personnel

Message personnelChers amis,
il est temps pour moi qu'une page se tourne. La vie est ainsi faite qu'il faut parfois prendre des décisions fermes et irrévocables. Cela fera bientôt quatre ans que je gère ce site, un site dont je suis fier parce qu'il aura su s'étoffer et prendre une dimension nationale, un site dont je suis fier aussi parce qu'il aura aidé des milliers d'élèves dans leur quête du sésame de toute une jeunesse. Voilà quatre ans que je l'entretiens avec diligence et jamais je n'ai baissé les bras. Mais il est temps pour moi qu'une page se tourne.

Gérer ce site est devenu laborieux non pas tant en raison de la difficulté ou de la profusion des programmes mais en raison de l'afflux de visites qu'il génère. Trois ans en arrière, je recevais tout au plus deux ou trois commentaires par jour. Actuellement, rares sont les jours où je n'en ai pas plus de trente. Vous comprendrez aisément que ce n'est plus tenable et je n'ai pas peur de dire que je ne suis plus à la hauteur d'une tâche que je portais jusqu'alors à bras le corps. Mais l'ampleur de cette tâche n'est pas la seule raison qui motive ma décision.

La réforme des lycées va l'an prochain modifier la donne en classe de terminale et révolutionner les programmes. D'ailleurs, j'ai l'intime conviction que cette réforme aura comme conséquence de précipiter un peu plus vite que prévu l'Éducation nationale ainsi que la jeunesse qu'elle "instruit" dans les abîmes, mais je ne me faisais déjà plus beaucoup d'illusions sur notre société en décadence. Reste que cette réforme, parce qu'elle modifiera en profondeur les programmes, m'imposerait une refonte quasi-totale du site, du moins pour les matières principales. Or, je ne m'en sens plus la capacité et pourtant dieu sait que j'aime les études.

Mais ce n'est pas tout et une autre raison m'impose malgré moi de mettre la clé sous la porte.

Pendant quatre ans, j'ai vécu avec mon site et à mesure qu'il s'est étoffé ma responsabilité s'est accrue. La pression qui pèse sur vous n'est plus la même lorsque vous entretenez un site dont la dimension est nationale et qui, chaque jour, fait l'objet de milliers de visites. Votre devoir est à le surveiller, à en garantir la viabilité et à l'actualiser autant que possible. Surtout, depuis plus d'un an, des sites "référence" comme bac-L.net ont pris contact avec moi ce qui n'a fait qu'ajouter une responsabilité supplémentaire à celle que je m'imposais de façon naturelle.
Ce n'est pas que ma responsabilité qui est en cause, c'est aussi mon image. Il m'arrive fréquemment de passer à proximité d'un des lycées de Perpignan et d'être fixé par des élèves que je ne connais pas, et c'est d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit de mon ancien lycée.
Je crois très sincèrement qu'il me faut retrouver une certaine tranquillité d'esprit et me reconstruire une vie privée que j'ai ébranlée ces derniers temps. Ainsi, je pourrai me consacrer plus encore aux petits plaisirs de la vie et me recentrer sur mes objectifs propres.

Pour autant, je poursuivrai la gestion de ce site jusqu'à la fin de l'année scolaire. Parce que toute chose a une fin, autant que cette fin-là se fasse dignement et avec toutes ses lettres de noblesse. J'attendrai donc la fin des rattrapages. Vous pourrez profiter des articles publiés jusqu'au bout et c'est la moindre des choses que je vous dois.
Ce sera l'occasion aussi de vivre ensemble l'élection présidentielle ainsi que les élections législatives. Mon site fut non seulement un lieu d'entraide scolaire mais également un lieu d'échanges et de débats politiques. J'ai espoir que la France opte pour le cadre national et que son redressement profite à la jeunesse d'abord, une jeunesse qui sera l'avenir de la nation. A jamais je désirerai une France grande parmi les peuples, une France qui soit un modèle pour ses pairs et un espace prospère. Que dieu bénisse la France et les Français en ces temps décadents où le matérialisme aura eu raison du génie de l'humanité.

Mes chers amis, cette décision de mettre un terme à cette oeuvre imposante n'aura pas été facile à prendre. La vie nous impose de faire des choix et le mien est définitif. A un moment donné, il faut savoir tourner la page et ne pas décider trop tardivement lorsque l'heure est venue.
Je vous enjoins d'½uvrer chaque jour de votre vie pour la dignité de l'humanité et pour le bien commun. Que chacune de vos décisions puisse être motivée par une soif insatiable de justice pour que triomphe la paix dans le monde!




Augustin.


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#Posté le mardi 17 janvier 2012 12:16

Modifié le dimanche 22 janvier 2012 09:49

Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest

La guerre froide a mis en évidence l'opposition entre deux grands blocs avec d'un côté les « défenseurs du monde libre » et de l'autre les communistes. Ce sont deux idéologies bien distinctes. Aussi, en quoi consiste l'opposition entre le bloc de l'Est et celui de l'Ouest ? Le modèle soviétique a mis en application la théorie marxiste bien que des réformes ont vu le jour après la mort de Staline. Le modèle libéral américain est beaucoup plus stable puisqu'il fonctionne depuis la fin du XVIIIème siècle.  
 
I] Le modèle soviétique
Ce modèle, bouleversé par de profondes réformes suite à la mort du petit père des peuples puis sous Gorbatchev (B), repose essentiellement sur la collectivisation totale de la société (A).

A) La collectivisation totale de la société
La doctrine marxiste est au c½ur de la politique menée par le Parti communiste. Elle tend à mettre fin à la lutte des classes, aux inégalités, et ce par le biais du partage des richesses. Bien sûr, la disparition des classes rend inutile le pluralisme politique et le PC devient donc le parti unique. C'est en 1918 que les autres formations politiques sont interdites.
L'Etat se donne pour objectif de transformer la société en adoptant fidèlement les directives du PC et donc en appliquant le marxisme avec précision. L'Etat et le parti ne font plus qu'un et gravir un échelon dans l'un permet dans gravir un dans l'autre.
Cet Etat tout-puissant adopte le culte de la personnalité pour son dirigeant, Staline, qui est aussi le chef du Parti à la suite de Lénine. Le pouvoir lui revient dans toute sa plénitude.
Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest
Surtout, qui dit communisme dit vie en communauté et aucun secteur de la société n'est épargné par ce principe fondamental. Ainsi, en économie, les terres sont collectivisées, les usines et les commerces sont nationalisés, ce qui fait que l'Etat contrôle l'ensemble et planifie la production. L'industrie lourde est privilégiée non pas seulement pour des raisons idéologiques mais surtout pour des raisons stratégiques. L'armement est au c½ur de cette politique. De la même manière, l'Etat gère de façon omnipotente les autres secteurs clés : l'éducation, le travail, les loisirs. L'homme soviétique est façonné par l'Etat dans lequel il vit. Tout se vit en communauté puisqu'est considéré comme égoïsme l'individualisme. Les libertés sont donc comprimées. Ce que l'Etat met en ½uvre est bien entendu glorifié : la presse, la littérature, les arts, tous ces supports constituent de puissants outils de propagande pour le régime.
S'écarter de cette ligne de conduite est réprimé très durement : exclusion, terreur, sans oublier le Goulag où des millions de Sovietiques ont été condamnés.

B) Les réformes du système
Khrouchtchev, à l'occasion du XXème Congrès du PC en 1956, bien que ne remettant pas en question le totalitarisme du système, dénonce avec vigueur les crimes et l'autoritarisme de l'ancien dirigeant. S'ensuit donc naturellement une libéralisation culturelle et sociale. Le Goulag connaît ses dernières heures avant d'être définitivement fermé. Quant à la planification, elle fait l'objet de modifications afin d'améliorer le quotidien des habitants, leur permettre une vie plus aisée, car la pénurie était monnaie courante.
Seulement, les hautes instances du Parti se montrent hostiles à ce renouveau. En effet, elles craignent que leur position soit remise en cause. Cette crainte est d'autant plus évidente lorsque des mouvements démocratiques voient le jour au sein des satellites du géant soviétique. Aussi, lorsque Brejnev accède au pouvoir en 1964, la rigueur est de mise, la ligne du Parti se durcit de nouveau. Le système est rongé une fois encore par la sclérose, l'immobilisme. Les réformes menées sont minimes et les fondements du régime ne font l'objet d'aucune modification.
Il faut attendre l'accession de Gorbatchev au pouvoir en 1985 pour entrevoir une nette éclaircie et l'accomplissement de réformes libérales. La perestroïka – restructuration économique et sociale – et le glasnost – la transparence et les méthodes démocratiques de gestion politique – constituent l'essentiel de la politique menée par ce dirigeant au combien important. Gorbatchev fait face aux revendications d'un peuple qui ne croit plus au communisme, qui a soif d'indépendance – dans les démocraties populaires. L'URSS s'éteint le 25 décembre de l'an de grâce 1991 après que le coup d'Etat des conservateurs en août de la même année a avorté. Les Etats qui naissent des cendres du géant soviétique adoptent un système libéral.

Ainsi, le modèle soviétique a échoué malgré les réformes menées par Gorbatchev. Le modèle américain, aux antipodes, montre plus de stabilité.


II] Le modèle libéral américain
Inscrit dans l'histoire (A), ce modèle garantit les libertés (B) et a connu de nombreuses évolutions (C).

A) Un modèle inscrit dans l'histoire
A l'origine, le modèle américain a été façonné par les colons issus de l'immigration, essentiellement des protestants anglais, qui recherchaient la liberté religieuse. Ce n'est qu'à partir du XIXème siècle que cette immigration s'est diversifiée : des européens, des asiatiques, des latino-américains ont foulé les terres étasuniennes. On parle dès lors de melting-pot.
Ce modèle a vu ses piliers clairement enracinés lors de la Déclaration d'Indépendance en 1776 particulièrement influencée par les idées des Lumières. Toutefois, il a fallu attendre 1865 pour que fût aboli l'esclavage.
Au XIXème siècle, les Américains, lors de la Conquête de l'Ouest, ont conquis les terres, pris le contrôle de la nature. La soif en un progrès continu se manifestait déjà.
Libéralisme économique et capitalisme privé témoignent de la mise en application des libertés fondamentales et apportent l'espoir de la réussite individuelle. Là est le « rêve américain ». Tout cela débouche sur « l'american way of life », sur la société de consommation. Il s'agit de réaliser ses désirs et donc de vivre dans une liberté totale.
 
B) La garantie des libertés
La Constitution de 1789, de nombreuses fois amendées, affirme la séparation des pouvoirs. L'Etat est fédéral, le pouvoir est réparti entre les Etats fédérés – chacun disposant d'un Parlement et d'un gouverneur – et l'Etat fédéral. Au sein de ce dernier, le pouvoir législatif revient au Congrès composé de la Chambre des Représentants et du Sénat et le pouvoir exécutif est entre les mains du Président. Il est élu tous les quatre ans avec son vice-président, il nomme les secrétaires d'Etat qui forment le gouvernement.
Cet Etat, afin de préserver les libertés individuelles, est très peu dirigiste, son rôle est réduit. Il n'en demeure par moins important puisque les fonctionnaires sont nombreux et qu'il intervient dans les moments de crise avec un pouvoir présidentiel renforcé.
Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest
C) Les évolutions du modèle
Ce modèle a connu des dérives : ainsi le maccarthysme au cours des années 1950 avec le renvoi des communistes – la « chasse aux sorcières » ; ainsi aussi l'abstentionnisme très élevée où plus de la moitié des électeurs ne votent pas ; ainsi enfin le scandale du Watergate en 1974 qui montre  l'influence croissante des médias dans la vie politique et une grande force de la démocratie puisque Nixon démissionne sur-le-champ.
Dans un autre registre peut-on évoquer les problèmes sociaux : les inégalités sont fortes ; la pauvreté importante et les minorités sont les plus vulnérables. Il faut attendre 1960 pour les Noirs ne soient plus victimes de la ségrégation. Martin Luther King est l'instigateur de ce mouvement de préservation des droits civiques. Sous Kennedy et Johnson la pauvreté fait l'objet d'une lutte sans pareille car elle est considérée comme une « frontière ».
Les mouvements sociaux menés par les Noirs, les hippies, les féministes, revendiquent plus de droits et de libertés, désirent une société respectant ses principes fondamentaux.
Les années 1980 sont marquées par le conservatisme – l'élection de Reagan – et à la remise en question de l'Etat Providence mis en place par les démocrates depuis la crise de 1929 et qui a été consolidé dans les années 1960.
 

En définitive, cette opposition entre les deux modèles est patente bien qu'on constate que l'un comme l'autre connaissent des limites. Le modèle américain, en cette année 2011, est fragilisé par la crise économique et c'est la Chine qui prend les devants en matière économique.
Tags : modèle soviétique, URSS, collectivisation, parti unique, culte de la personnalité, goulag, Staline, Brejnev, Gorbatchev, perestroïka, glasnost, modèle américain, melting pot, libéralisme économique, capitalisme, american way of life, maccarthysme, watergate
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#Posté le lundi 15 août 2011 10:53

Modifié le lundi 02 janvier 2012 09:07

Le désir

1] Définitions
- Le désir est la tension vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir. Comme objet, c'est ce à quoi nous aspirons, comme acte c'est cette aspiration même. Le désir a donc souvent été considéré par la philosophie classique comme un problème, sans doute parce que sa nature est contradictoire ou, en tout cas, ambiguë. Quant à ce qui est nécessaire, c'est ce qui ne peut être autrement qu'il est : c'est donc quelque chose d'inéluctable, d'inévitable.
- La volonté : Le courage (thumos) joue le rôle de ce que nous appelons aujourd'hui la volonté. La volonté est cette faculté qui, éclairée par la raison, donne toute sa puissance au désir légitime et s'oppose de toutes ses forces au désir qui ne l'est pas.
- Le nihilisme : Cette volonté de traiter raisonnablement ses désirs ne doit pas être confondue avec les diverses formes de renoncement gratuit, de sacrifice pour le sacrifice, que Nietzsche désigne sous le nom de nihilisme. La morale occidentale, selon lui, s'est singularisée tout au long de son histoire, par un culte gratuit du dépouillement et de la privation. La sagesse du désir a été confondue avec une condamnation de tout désir, voire de toute volonté. La sagesse a été transformée en ascétisme : la morale qu'elle fonde est pour Nietzsche une mutilation de l'existence humaine, elle brise la volonté de se dépasser elle-même. La vraie sagesse ne consisterait donc pas à renoncer au désir, mais à en comprendre la nature profonde : non pas réprimer tout désir parce que c'est un désir, mais travailler à comprendre ce qui est véritablement désiré et choisir les désirs que l'on veut satisfaire.


2] Pensées de philosophes sur le désir
- Calliclès: dans le Gorgias de Platon, Calliclès prône la satisfaction de tous les désirs dans la mesure où ce serait « beau et juste selon la nature ». Il faut selon lui amasser les désirs, ne pas leur résister, les satisfaire tous autant que possible. Il rejette la tempérance, il rejette le commandement des lois, les discours, la censure, il prône la démesure. Selon lui, seule la démesure des désirs peut rendre heureux.
- Platon : Pour lui, le désir émane d'un manque. Il soulignait cette caractéristique lorsque, dans Le Banquet, il en retrace l'origine à travers le récit mythique de la naissance d'Eros, fils de Pénia (Pauvreté), sa mère, et de Poros (Richesse), son père. Entre dénuement et plénitude, le désir est recherche, tout comme l'est la philosophie. Il exprime la nostalgie d'un monde divin et plein. L'âme, prisonnière du corps, doit s'en détacher pour se tourner vers sa véritable patrie, celle des Idées et du Vrai, éternels et incorruptibles.
Platon, dans Le Gorgias compare le désir au tonneau percé des Danaïdes, toujours plein, toujours vide, impossible à remplir. Mais alors, si nous sommes ainsi condamnés au désir et à l'agitation, comment atteindre la sérénité, c'est-à-dire, pour la philosophie antique, le bonheur ?
Platon décrit l'âme comme divisée en trois parties : la raison (logos), le courage (thumos), et le désir (épithumia). Le désir n'est pas condamné en soi, ce qui est condamnable est qu'il veuille prendre le pas sur la raison et décider à sa place de ce qui est désirable.
- Spinoza : Plus tard, au XVIIe, Spinoza sera sans doute le philosophe qui affirmera le plus vigoureusement la valeur et la positivité du désir. Au lieu de penser le désir comme subordonné à la valeur de la chose désirée- il y aurait de bons et de mauvais désirs -Spinoza considère au contraire le désir comme producteur de valeur. Il affirme au livre 3 de son Ethique que nous ne désirons pas une chose parce qu'elle est bonne, mais au contraire nous la jugeons bonne, parce que nous la désirons.
- L'épicurisme : Pour les épicuriens, ce dont nous avons besoin, c'est d'une vie réglée, satisfaite de ce que chaque jour lui apporte. Il faut se faire plaisir, mais pas à tout prix. Les épicuriens de mandent un appel à la raison.
- Le stoïcisme : C'est par le jeu de la volonté que se trace la différence entre la passion qui fait de moi le jouet du désir, et l'action dans laquelle je suis le sujet décidant librement de ses fins. Les stoïciens associent la volonté à la raison pour distinguer ce qui dépend de nous (ce qui délimite l'espace de notre liberté) et ce qui n'en dépend pas, dont nous ne devons pas tenir compte ou que nous devons accepter.
Il ne faut pas désirer l'impossible car c'est une source de malheur.
- Nietzsche : La vraie sagesse selon lui ne consisterait donc pas à renoncer au désir, mais à en comprendre la nature profonde : non pas de réprimer tout désir parce que c'est un désir, mais travailler à comprendre ce qui est véritablement désiré et choisir les désirs que l'on veut satisfaire.


3] Citations clés
« Ce qui est beau et juste selon la nature, c'est ce que je te dis maintenant en toute franchise: qui veut vivre comme il faut doit donner libre cours à ses propres passions et les laisser grandir au maximum, et ne pas les réprimer, mais, aussi grandes soient-elles, être assez fort pour mettre son courage et son intelligence à leur service, et assouvir sans cesse tous leurs désirs.» Calliclès, Gorgias de Platon.
« Ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour » Platon, Le Banquet (= 385 av. J.-C.)
« Le désir est l'appétit de l'agréable » Aristote, Traité de l'âme.
« L'appétit n'est rien d'autre que l'essence même de l'homme » Spinoza, Ethique, 1677.
« Changer mes désirs plutôt que l'ordre du monde » Descartes, Discours de la méthode, 1637.
« La nature nous rendant toujours malheureux en tous états, nos désirs nous figurent un état heureux parce qu'ils joignent à l'état où nous sommes les plaisirs de l'état où nous ne sommes pas: et quand nous arriverions à ces plaisirs, nous ne serions pas heureux pour cela, parce que nous aurions d'autres désirs conformes à ce nouvel état. Il faut particulariser cette proposition générale» , Pascal, Pensées.
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#Posté le jeudi 30 avril 2009 10:41

Modifié le jeudi 07 octobre 2010 13:15

Méthodologie : l'introduction de la dissertation en littérature

Ci-dessus: représentation catéchétique du péché originel

A l'image de l'introduction d'une composition d'histoire, l'introduction en littérature comporte trois grandes étapes :
- l'amorce
- la problématique
- l'annonce du plan

Dans l'amorce, il est nécessaire de rappeler le titre de l'½uvre, l'auteur, et la date de publication. En effet, on part du principe que le correcteur ne connait rien de l'½uvre en question.
Avant la problématique, il est nécessaire de définir brièvement le ou les termes importants du sujet. Une dissertation sur « le comique dans les Liaisons dangereuses » nécessite une définition du comique. Aussi, avant la problématique, vous devez présenter l'½uvre, présenter le sujet, et amener le correcteur de façon agréable et sans accroc à l'annonce du problème.

Exemple d'introduction
Dissertation : Comment Pascal envisage-t-il le temps dans ses Pensées ?

Les Pensées de Blaise Pascal, mathématicien et philosophe, paraissent en 1670. Ces Pensées, en plus de peindre la misère de l'Homme découlant du péché originel, mettent en lumière la notion de temps, un temps qui peut être passé, présent ou futur. Le temps, c'est un milieu homogène indéfini dans lequel ont lieu des évènements. Pascal reprend une tradition philosophique, déjà évoquée par Saint Augustin dans ses Confessions, selon laquelle l'Homme doit se tenir au présent afin de se tourner vers dieu.
Aussi, comment Pascal envisage-t-il le temps dans ses Pensées ?
D'une part, à l'image d'un moraliste, Pascal met en exergue l'importance du présent, c'est-à-dire du temps qui est connu de l'Homme, un temps qui permet à ce dernier de s'ouvrir à dieu et de ne pas se perdre dans les temps passés ou à venir. D'autre part, il rappelle que le péché originel, qui est lui un fait passé, a été un tournant de l'humanité : avant le péché originel, l'Homme est participant de la divinité ; après la Faute, l'Homme est déchu de son état initial et rendu semblable aux bêtes.

Plan possible
I] Un présent de moraliste
a) Les Pensées, une ½uvre écrite au présent
b) Les Pensées, une ½uvre témoignant du cheminement de l'Homme
On peut ici souligner que Pascal voit l'Homme comme un être en mouvement, c'est un mouvement circulaire : « La nature de l'Homme n'est pas d'aller toujours. Elle a ses allées et venues » (fragment 25). Pascal donne l'image du voyageur, dont la vie est semblable à un chemin. On la trouvait déjà au Moyen-âge et elle sera souvent développée par les moralistes. Pascal la reprend au fragment 29 pour illustrer notre « durée vaine et chétive ».

II] Avant et après la chute
a) L'Homme ou la recherche constante d'une éternité perdue
b) La nécessité de se tenir au présent en se tournant vers dieu

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#Posté le mardi 25 mai 2010 02:44

Exister signifie-t-il seulement vivre?

Exister signifie-t-il seulement vivre?Information: j'ai moi-même rédigé ce devoir. Il a pour but de vous permettre de voir comment s'appréhende une dissertation de philosophie, mais il n'a pas vocation à être parfait. Vous pouvez concevoir autrement la réponse à cette question.


Ci-contre: l'espace, un lieu où réside le vivant. Mais comment s'est-il mis en place?


Exister signifie-t-il seulement vivre ?
L'Homme, tout au long de sa vie, existe au sein même de la société, il est conscient aussi bien de son existence, que de son terme, à savoir la mort. Exister, c'est avoir une présence dans le monde, mais en savoir aussi le terme. Aussi, exister, est-ce seulement vivre ? N'est-ce pas aussi avoir conscience de l'Homme dans sa finitude ? Effectivement, il apparait aux premiers abords qu'exister, c'est vivre, c'est se trouver au milieu des autres, sous leurs regards, c'est profiter de l'instant présent, c'est savoir de pas errer « dans des temps qui ne sont point nôtres ». Seulement, il apparait ensuite qu'exister, c'est surgir dans le monde, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, c'est donc savoir appréhender l'instant où l'on n'existe plus, où l'on est rendu à l'état de chose sans vie. Or, comment appréhender un tel moment si l'on n'a pas en nous l'espoir, le bonheur, comment aborder un moment si tragique sans s'y préparer ?


I] Exister ou vivre : deux termes caractérisant l'Homme comme un être au sein de la société
L'Homme est un être qui pense, qui réfléchit, qui sait se poser des questions, et qui est donc, en l'espèce, capable de s'interroger sur sa propre existence.
Dans un premier temps, on peut se demander qu'est-ce qu'exister ? Par existence, entendons le fait de se trouver là, concrètement. Cela signifie que l'être vivant existe, qu'il est là parmi les Hommes, qu'il a une personnalité, un moi, qu'il est donc à même d'échanger, de communiquer, etc. Et surtout, exister, c'est avoir des désirs, c'est être libre de ses agissements, c'est donc vivre comme autrui, au sein d'une société. D'ailleurs, Merleau-Ponty assurait que « l'existence au sens moderne, c'est le mouvement par lequel l'Homme est au monde, s'engage dans une situation physique et sociale qui devient son point de vue sur le monde. » Mais qu'est-ce qui pourrait alors distinguer l'existence et la vie ? Vivre, par essence, c'est être en vie, c'est actualiser les potentialités de la vie. L'Homme en vie c'est un Homme qui agit, qui donc existe. Peut-être que l'existence découle de l'essence même de la vie, mais leur finalité même se confondent. Vivre et exister, c'est être au c½ur même d'une société et agir. Et donc est-il nécessaire sans doute, par le fait même d'exister, d'apprendre à se connaitre, par les autres et par soi-même. Car si l'on considère la petite durée de notre vie, on constate sans doute qu'apprendre à mieux se connaitre, c'est apprendre à régler notre vie, et il n'y a là rien de plus juste.
Cependant, l'Homme qui vit est-il à même de comprendre que sa vie a une fin s'il n'a pas conscience d'exister ?


II] Vivre, un fait dépassé par l'existence
Le vivant a ses mystères, mais a aussi ses certitudes. Ses mystères tiennent sans doute à son origine : dieu a-t-il crée la vie telles que le décrivent les saintes écritures ? Le vivant est-il le résultat d'un processus chimique d'une complexité et d'une précision inimaginables ? Quoi qu'il en soit, le vivant est un système organisé, s'auto-réparant et se reproduisant. Ce système permet à l'Homme de vivre, de sentir. C'est un être de sensations, mais aussi conscient de ce qui l'entoure à l'instant présent. L'Homme peut donc jouir de sensations agréables, mais aussi souffrir de tous les maux dont il est tributaire. La vie est donc cet ensemble de sensations du corps et de l'esprit ressenties par le biais d'un système organisé permettant à l'Homme de perdurer dans le temps. Mais cela va-t-il plus loin ? L'Homme a conscience au moment présent, certes, mais peut-il prévoir l'avenir ? Est-il à même de savoir à quel moment s'achève sa vie ? Il semble clair que cela tient de l'impossible.
Aussi, l'existence, cette posture permettant à l'être humain d'être au milieu des autres, apporte à l'Homme des réponses non négligeables. Exister va au-delà du fait même de vivre. Selon Jean-Paul Sartre, ce que l'existence a de plus que la vie, c'est qu'elle n'est pas « une substance stable qui se repose en elle-même, mais un déséquilibre perpétuel, un arrachement à soi de tout le corps ». Au-delà donc des sensations que procure la vie, au-delà même de la conscience que l'on peut avoir de ce qui nous entoure, l'existant sait qui il est, il a conscience de ce qui le précède et de ce qui l'attend, il agit en ayant connaissance de son origine et de sa finitude. Seulement, si l'Homme sait que son échéance approche, ne risque-t-il pas dès lors de se morfondre sur sa propre personne ? La mort, n'est-ce pas l'instant tragique par excellence ? De facto, la mort n'est pas datée, l'Homme ne peut donc pas savoir à quel instant elle l'enlèvera au monde des Hommes. Aussi doit-il profiter de l'instant présent pour rechercher ce qu'il y a d'essentiel : le bonheur dans l'amour et la charité si l'on s'en tient à une doctrine chrétienne. Or, en se concentrant sur l'instant présent, n'y a-t-il pas à nouveau une assimilation entre la vie et l'existence ?


III] L'Homme ou la recherche vitale du bonheur au c½ur même de l'existence
L'existence de l'Homme, après réflexion, semble donc conduire se dernier à avoir conscience de sa propre fin. Comment peut-il donc conduire une existence sereine ?
La vie de l'Homme est conduite par des moments de joie, de bonheur, mais aussi de souffrance, et, surtout, de doute. Ce faisant, l'Homme qui existe, en plus d'avoir connaissance de sa finitude, peut être soumis à la tristesse de la mort de ses proches, à des déceptions sociales, à une kyrielle de malheurs inévitables et irréversibles. Le désespoir, l'angoisse, le malheur, semblent donc condamner irrémédiablement cet individu. Épicure, pour sa part, assure l'Homme qu'il ne doit pas avoir peur de la mort. Selon lui, la mort est une privation complète de sensations. Quand j'existe, la mort n'est pas et quand la mort est là, je ne suis plus. Il déclare dans sa lettre à Ménécée : « Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est la privation complète de cette dernière. » Après avoir rassuré l'Homme en lui assurant que la mort ne fait pas souffrir, il lui expose une conduite de vie nécessaire, la recherche du bonheur. Comment donc combler notre existence de bonheur ? Épicure déclare qu'il est nécessaire, par la sagesse caractérisant l'Homme, de satisfaire les désirs naturels et nécessaires. La satisfaction de ces désirs devrait permettre à l'Homme d'atteindre l'ataraxie, c'est-à-dire la tranquillité de l'âme. Et pourtant, le désir n'est-il pas par essence souffrance ? Le fait même de désirer de provient-il pas d'un manque ? Il semble alors que le désir ne peut conduire au vrai bonheur.
Aussi, l'Homme qui veut mener une existence sereine peut trouver son bonheur dans la certitude qu'il obtiendra le salut de son âme à sa mort, qu'il sera racheté de ses pêchés, c'est en tout cas ce que prône l'Eglise. Mener une existence sereine, c'est agir de façon charitable, c'est chercher l'amour dans la charité, c'est s'ouvrir aux autres sans rien attendre en retour. Une telle existence semble donc mettre au centre la morale. Rendre les autres heureux, n'est-ce pas faire aussi son propre bonheur ? Ou plutôt, rendre les autres heureux, n'est-ce pas s'assurer l'amour de dieu en retour in fine ? Blaise Pascal, dans ses Pensées, affirme deux choses essentielles. D'abord, il incite l'Homme à vivre l'instant présent : « Nous ne tenons jamais au présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours, ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt, si imprudents que nous errons dans les temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient, et si vains que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. ». Car à quoi sert intrinsèquement le présent ? Pascal met par la suite en exergue que ce présent n'a qu'un but réel, l'amour de l'Homme pour dieu: « Ne cherchez pas de satisfaction dans la terre, n'espérez rien des Hommes, votre bien n'est qu'en Dieu, et la souveraine félicité consiste à connaitre Dieu, à s'unir à lui pour jamais dans l'éternité. Votre devoir est à l'aimer de tout votre c½ur. Il vous a crées... ». Ainsi, l'être humain, vivant au sein de la société, doit exister avec un seul dessein en tête : aimer dieu de tout son c½ur, car lui seul peut nous combler de bonheur, car lui seul peut nous faire oublier notre propre finitude terrestre. Et qui plus est, dieu nous promet cette vie éternelle. Le bonheur ne tient donc pas à la satisfaction des désirs naturels et nécessaires, mais à l'amour des autres et de dieu puisqu'elle nous promet le bonheur véritable et non point vain.

Ainsi, le fait d'exister nous permet de comprendre que notre propre fin n'est pas un malheur éternel, mais une source de bonheur intrinsèque, dans la mesure où l'on accède au souverain bien. La vie de l'Homme doit donc être tournée vers les autres et vers dieu, cette vie se mêle à l'existence au moment présent et nous permet de jouir du bonheur que l'on procure aux autres par la charité. Il ne faut donc pas oublier que sans vie, il n'y a pas d'existence, et que l'existence morale et charitable nous offre la vie éternelle.


A l'attention tout particulière de Clivia
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#Posté le vendredi 16 avril 2010 04:39

Modifié le jeudi 23 décembre 2010 03:02

Mots-Outils utilisables en anglais

Voici une petite sélection de mots outils qui peuvent être utiles pour s'exprimer en anglais, qu'on soit en LV1 ou en LV2. Il ne faut pas oublier que les correcteurs sont avides de "petits plus" à dénicher dans une copie et qu'une copie enrichie d'expressions de ce genre est toujours favorable au lycéen qui la propose à l'examen. A noter, la richesse lexicale tient une part importante dans la notation au bac. 
Mots-Outils utilisables en anglais
 
 
1. Pour débuter l'expression
First, firstly, first of all, in the first place, first and foremost, to begin / start with
My first impression is...
 
2. Pour développer un sujet
A première vue -> at first sight
En fait -> as a matter of fact, in fact, at all events, in any case
À la réflexion -> on second thoughts
Effectivement -> indeed
De toutes façons -> anyway
Dans la plupart des cas -> in most cases
A cet égard -> in this respect
Dans une certaine mesure -> to some extent
En ce qui concerne -> as far as [...] is concerned
D'un point de vue (+ adjectif) -> From a (adjectif) point of view


3. Pour exprimer la cause
Etant donné que -> as
Parce que -> because
Car -> for
Puisque -> since
C'est la raison pour laquelle -> this is the reason why
A cause de -> because of
En raison de -> owing to
Grâce à -> thanks to
Du fait de -> due to


4. Pour exprimer le but
To, in order to, so as to + Base verbale
For + nom/pronom + to + Base verbale


5. Pour exprimer la conséquence
De telle sorte que -> so that
Si [...] que -> so [...] that
A tel point que -> so much so that
C'est pourquoi -> that's why
En consequence de -> as a result of
C'est pourquoi  -> therefore
En conséquence -> accordingly
Par conséquent -> consequently
Ainsi -> so, thus
 
6. Pour exprimer la condition
Si -> if
Au cas où -> in case
A supposer que -> suppose/supposing
Pourvu que -> provided/providing
A condition que -> so long as / as long as


7. Pour exprimer l'opposition
Tandis que -> whereas / while
A la différence de -> unlike
Contrairement -> contrary to
En opposition à -> as against
D'une part [...] d'autre part [...] -> on the one hand [...] on the other hand [...]
Inversement -> conversely
Au contraire -> on the contrary
En contraste avec -> in contrast to
Ou alors -> or else
Autrement -> otherwise


8. Pour exprimer la restriction
Bien que -> although
Comme si -> as though, as if
Meme si -> even if
Quelque soit -> whatever
Peu importe ce que -> no matter what
Peu importe comment -> no matter how
À moins que -> unless
Que (...) ou que (...) -> whether ... or....
Pourtant -> yet, still
Cependant -> however
Néanmoins -> nevertheless, nonetheless
Malgré -> for all, despite
En dépit de -> in spite of


9. Pour exprimer le temps
Finalement -> eventually
Jusqu'à ce que -> till, until
Pendant que -> while
Tant que -> as long as
Chaque fois que -> whenever
Depuis que -> since
Une fois que -> once
Parfois -> at times
Meanwhile -> pendant ce temps-là
In the meantime -> entre temps


10. Autres mots outils
Secondly, thirdly, then, next
D'ailleurs -> besides
En outre -> furthermore
De plus -> moreover, what is more, on top of that
Aussi -> as well, also, too
De même -> similarly


11. Pour conclure
To conclude, in conclusion, as a conclusion, in brief, in short, to
Put it in a nutshell, at last, finally, last but not least 
 
Bien évidemment cette liste peut être complétée mais déjà, elle comporte l'essentiel. 
Tags : anglais, LV1, vocabulaire, bac
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#Posté le jeudi 19 janvier 2012 13:27

Modifié le jeudi 01 mars 2012 09:55

Ses archives (297)

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  • Méthodologie : l’introduction de la dissertation en histoire lun. 24 mai 2010
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  • L'Europe de l'Ouest en construction jusqu'à la fin des années 1980 ven. 21 mai 2010
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